Dre J. Carolyn Gomes

La Dre J. Carolyn Gomes est directrice générale de la Caribbean Vulnerable Communities Coalition (CVC) depuis janvier 2014. Auparavant, elle était directrice générale de Jamaicans For Justice (JFJ), un groupe à but non lucratif d’action pour les droits des citoyens, qu’elle a aidé à fonder et dont elle fut la première présidente.

Médecin de formation, Mme Gomes a reçu un baccalauréat ès sciences en médecine (avec distinction) de l’University of the West Indies en 1980; elle s’est spécialisée en pédiatrie et a obtenu son diplôme de médecine (M.R.C.P(UK)) en 1988. Elle a exercé en cabinet privé jusqu’en 2002, puis s’est jointe à JFJ. Depuis, elle travaille dans le domaine des droits humains, à protéger et à promouvoir les droits et à développer des systèmes adéquats d’imputabilité en cas de violation de droits.  

La Caribbean Vulnerable Communities (CVC), où elle travaille à présent, est une coalition de leaders communautaires et d’organisations non gouvernementales œuvrant auprès de populations caraïbéennes qui sont particulièrement vulnérables à l’infection par le VIH et sont souvent laissées pour compte dans l’accès aux programmes de traitements et de soins de santé. Carolyn s’est jointe à l’équipe de la CVC avec le mandat de contribuer à sa vision et à ses orientations stratégiques, de diriger des analyses et des interventions de politiques, de même que les campagnes et le plaidoyer, et d’être porte-parole. Depuis son entrée en fonction, elle a été nommée représentante des communautés vulnérables auprès du Comité de coordination des domaines prioritaires (PACC) du Partenariat pan-caraïbe contre le VIH/sida (PANCAP).

Mme Gomes a participé à plusieurs congrès et séminaires locaux et internationaux; elle a présenté de nombreux exposés sur les droits humains en Jamaïque et dans la Caraïbe et est l’auteure de plusieurs articles et documents publiés à l’échelle locale et internationale. Elle a pris la parole devant la Commission interaméricaine des droits de l’homme et le Comité des droits de l’homme des Nations Unies et a été panéliste lors d’une assemblée spéciale de l’ONU pour le 60e anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l’homme.  

Son travail est reconnu en Jamaïque et à l’échelle internationale. En 2008, elle était parmi les cinq lauréats du Prix des Nations Unies pour des réalisations exceptionnelles dans le domaine des droits de la personne, accédant à un groupe de lauréats distingués tels que Nelson Mandela, Benazir Bhutto et Jimmy Carter. En 2009, elle s’est vu décerner l’Ordre de la Jamaïque, troisième honneur national le plus élevé au pays.